Samedi 10 mars 2012

La Mécanique du Cœur c’est tout un monde. Un album musical du groupe Dionysos avec Olivia Ruiz, Jean Rochefort, Emly Loizeau, Arthur H, Grand Corps Malade… Un roman à succès de Mathias Malzieu, chanteur de ce même groupe, que l’on peut lire en écoutant l’album comme une bande originale. Et bientôt un long métrage d’animation.

Je conseille d’ailleurs 
l’écoute de l’album pendant la lecture de cet article, ça vous donnera un petit aperçu de l’univers si vous ne connaissais ni La Mécanique du Cœur, ni le groupe. Et si vous connaissez déjà, ça vous fera un rappel musical !

http://img.teva.fr/0104010404401488-c2-photo-oYToxOntzOjU6ImNvbG9yIjtzOjU6IndoaXRlIjt9-livre-la-mecanique-du-coeur.jpg
Quatrième de couverture du livre :
"Edimbourg, 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Mi-sorcière mi-chaman, la sage-femme qui aide à l'accouchement parvient à sauver le nourrisson en remplaçant le cœur défectueux par une horloge. Cette prothèse fonctionne et Jack vivra, à condition d'éviter toute charge émotionnelle : pas de colère, et surtout, pas d'état amoureux. Mais le regard de braise d'une petite chanteuse de rue mettra le cœur de fortune de notre héros à rude épreuve prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais jusqu'aux arcades de Grenade et lui fera connaître les délices de l'amour comme sa cruauté."
 
Extrait du livre :
« Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles.
Deuxièmement, maîtrise ta colère.
Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux.
Car alors pour toujours à l'horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique de ton cœur sera brisée de nouveau. »
 
http://i21.servimg.com/u/f21/11/11/30/77/la_mac10.jpgPremière image proposée par Europacorp, on peut y voir ce qui doit être la maison de la sage-femme en haut de la colline.
 
La production du film d’animation a débutée en 2008 en co-producton avec la société de Luc Besson, EuropaCorp. On retrouve Mathias Malzieu à la réalisation, en compagnie de Stéphane Berla. Depuis quelques temps déjà, la production du film a été stoppée suite à la liquidation d’un prestataire, alors même que le film était presque finalisé. Mais il y a quelques jours, au forum professionnel pour le cinéma d’animation Cartoon Movie de Lyon, Mathias Malzieu se montrait optimiste et évoquait une sorte en salles pour fin 2013. Espérons qu’il aura trouvé des partenaires financiers et que l’avenir du film soit définitivement assuré.
 
En attendant, on peut voir les premières images dans une présentation du film par Mathias Malzieu, mise en ligne par le journal La Tribune de Lyon. On y apprend notamment que ce ne sera pas une comédie musicale, mais la musique y sera tout de même bien présente puisque les personnages s’exprimeront par elle. De plus, les voix seront les mêmes que dans l’album. Même celle d’Alain Bashung (décédé en 2009) qui interprétait Jack l’Eventreur, puisque sa voix a été conservée en archives. Un bon point puisque ces artistes incarnent les personnages de l’histoire, et inversement.
 
http://chocolatecake.free.fr/wordpressfr/wp-content/fresque.jpgL'équipe musicale de La Mécanique du Coeur
 
La mécanique du cœur est animée en CGI, et une attention tout particulière a été portée aux yeux des personnages. Si les personnages semblent de porcelaine, leurs yeux seront le support de leurs émotions. De cette façon, Mathias Malzieu se différencie de Tim Burton à qui il est souvent comparé, et des yeux-billes de ses personnages. Ce qui n’empêche pas beaucoup de gens de le considérer comme le Burton français !

Mercredi 22 février 2012

La colline aux coquelicots (Kokuriko zaka kara) est le deuxième film de Goro Miyazaki au sein du studio Ghibli. Sorti en France le 11 janvier 2012, il s’agit en fait de l’adaptation d’un shôjo manga des années 80 sur un scénario de Hayao Miyazaki.

« Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir. »

http://www.studioghibli.fr/wp-content/uploads/2011/11/La-Colline-aux-Coquelicots.jpg
 
Adapté d’un shôjo manga des années 80
Par moments, l’histoire prend un tournant très « Amour, Gloire et Beauté » avec des dialogues à la limite du ridicule et des jeux d’attitudes plus qu’attendus entre les personnages. Sans compter les ‘rebondissements’ cousus de fil blanc et les nombreux flash-back qui plombent le récit. En effet, si l’on attend et craint la prochaine péripétie on entre quand même dans le récit aux cotés de Umi et Shun, mais les flash-back, tentative de séquence émotion, saccadent le récit. Le spectateur éprouve la sensation de ne plus être devant le même film.

En revanche, toute la trame autour du Quartier Latin et de la mobilisation étudiante est bien traitée. L’environnement, le journal, l’époque et même les premiers émois de ces jeunes sonnent justes. Du moins jusqu’à ce cette histoire de paternité mal exploitée gâche la relation entre les deux jeunes gens. Il y a trop de retournements et de mauvaises péripéties pour arriver à un happy end bien fade…

http://s0.wat.fr/f/4rj43_480x270_1xf8w3.jpg
Ce premier essai des studios dans le shôjo me laisse sur un sentiment mitigé. Peut-être qu’ils n’ont pas adapté le bon manga, ou que l’histoire n’est pas assez compatible avec le format cinéma, ou bien encore que le rythme du récit a été mal orchestré. A noter aussi des éléments visuels étranges pour le studio il me semble, notamment lors de la scène du rêve de Umi. Un personnage seul sur fond noir, des fonds pâles et flous pour une séquence ‘rêvée’… Etrange.

Le deuxième essai de Goro Miyazaki
Après Les contes de Terremer, il s’attaque à un genre tout à fait différent et n’est plus seul aux commandes. Il est donc difficile de juger son travail. Mais l’animation ici est économique, on a peu d’images par seconde ce qui donne un style figé, lent. Ce qui ne choque pas vraiment puisque le récit en lui-même est lent. En revanche le chara-design est simpliste. Les personnages principaux ont un visage épuré quand les personnages secondaires semblent mal dégrossis et surtout, déjà vus. Aurait-on réutilisé des personnages de second plan pour finir le film à temps suite au tsunami ? Ou n’est-ce qu’une impression au premier visionnage ?

http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/01/la-colline-aux-coquelicots-1.jpg

Les décors sont, comme d’habitude dans les productions Ghibli, superbes. Je suis particulièrement sous le charme du Quartier Latin, à l’architecture d’inspiration française, tant pour sa beauté que pour l’ambiance qu’on y retrouve. Ambiance et état d’esprit parfaitement traduits par les chansons, très présentent dans ce film. On note des chansons en VO (sous-titrées pour notre compréhension, très bonne idée, merci) mais également, et c’est une première, des chansons en français ! S’il existe une version française de la chanson d’Arrietty c’est uniquement car la compositrice est française (Cécile Corbel, ndrl). Ici, les chansons traduites sont celles interprétées par l’ensemble des élèves et ce car elles sont parties intégrante du récit et de sa compréhension. On peut ainsi, même sans connaitre l’époque ni la culture, mieux appréhender les motivations des différents personnages.
 
C’est un film agréable, à la musique sublime. Dommage que la trame soit mal équilibrée et que l’histoire tourne à la mauvaise comédie romantique. Heureusement tout ce qui touche au Quartier Latin est de très bonne facture, et remonte le niveau général. Difficile de savoir où cela n’a pas marché, si c’est l’histoire originale ou la collaboration père/fils, mais ce film a un petit goût de ‘tentative’. 

Mardi 7 février 2012

 Children Who Chase Lost Voices from Deep Below (Hoshi o Ou Kodomo)
« Les enfants qui poursuivent les voix perdues des profondeurs sous nos pieds. »
« Les enfants qui pourchassent les dernières voix venant des profondeurs »
 
Voyage vers Agartha (moyen le titre en français...) est un film d’animation japonais réalisé par Makoto Shinkai (La tour au-delà des nuages, 5cm par secondes). Il est sorti le 7 mai 2011 au Japon, le DVD (et le Blu-Ray) est disponible en VO (avec sous-titres anglais) et donc à l’import. Le film sortira directement en DVD en France, en juillet 2012 chez Kazé. 
 
Après l’école, Asuna aime se réfugier dans la montagne et écouter la mystérieuse musique qu’elle capte parfois avec la radio que lui a légué son père. Un jour, on prévient les élèves qu’un ours rode près de la ville, mais la créature qu’Asuna croise à la lisière de la forêt ce soir là n’a rien d’un ours. Et le garçon qui l’a sauvée, n’a rien d’un garçon ordinaire. L’amitié que vont rapidement lier les deux jeunes gens va plonger Asuna dans une aventure hors du commun, dans un autre monde…

http://www.valiantho.com/wp-content/uploads/2011/12/poster.jpg
 
Dès la bande annonce, le spectateur se laisse emporter par la fluidité de l’animation et la beauté des décors. Le film est fidèle à cette promesse. On ne compte pas les sublimes décors, des montagnes, des ruines sous-marines, des vastes prairies, des puits sans fond… L’animation quant à elle ne connait pas de lenteurs contemplatives (qui lassent si souvent), et présente une qualité bienvenue, surtout en termes de fluidité, dans ce genre de récit.

http://www.luniversdungeek.com/wp-content/uploads/2010/11/bg_comnt.jpg
 
http://grohotun.com/wp-content/uploads/2010/11/sayonara_2.jpg
http://animescenes.files.wordpress.com/2011/12/children-who-chase-lost-voices-from-deep-below-bss-bd-101087.jpg
Makoto Shinkai est parfois appelé « le nouveau Miyazaki », il est en effet considéré comme un réalisateur très prometteur. Cependant, ses films et ceux de Miyazaki ne s’étaient jamais autant approchés. Si tous deux privilégient le thème de l’enfance, Shinkai traitait plus de la séparation et de la douleur tandis que Miyazaki présente plus le passage à l’âge adulte et la définition de soi. Mais ici, Shinkai se rapproche de Miyazaki puisque ses personnages partent dans une quête initiatique, à la fois pour se trouver eux-mêmes et trouver leur place dans ce monde, mais aussi pour apprendre à dire adieu.
 
De même, on retrouve beaucoup d’éléments qui font penser aux films du studio Ghibli. Des cristaux bleus semblables à ceux du Château dans le ciel, au jeune héros qui ressemble fort à  son camarade des Contes de Terremer, en passant pas les créatures étranges qui peuplent l’autre monde. Celles-ci sont en fait des dieux, aux allures d’animaux plus ou moins mutants : il y a le chat-tout-mignon-comme-un-pokémon qui accompagne l’héroïne, mais aussi des plus imposants, qui peuvent rappeler le bestiaire de Mononoké ou de Chihiro (surtout les ombres noires mangeuses de sangs-mêlés). D’un autre côté, le folklore japonais est suffisamment peuplé d’esprits et de dieux pour qu’il n’y ait pas ici à crier au loup, ou à l’inspiration trop poussée. Au contraire, ces similitudes sont pour moi la preuve de la présence de bons éléments dans Children Who Chase Lost Voices.

http://3.bp.blogspot.com/-JPPjMP5Q1EE/TwTcOH8qFXI/AAAAAAAAAbk/NevcDCpO3DA/s1600/hoshi_wo_ou_kodomo_trailer_3.jpg
http://27.media.tumblr.com/tumblr_lwplcsSew71qzk4cro1_500.gif
http://www.journaldujapon.com/im/1257/5_large.jpg 
 
Côté scénario, ça démarre classiquement. Une jeune fille se retrouve impliquée dans une histoire qui la dépasse, mais à laquelle elle est liée de plusieurs façons sans la savoir. Le problème, c’est que le scénario s’étoffe au fur et à mesure des rencontres entre les personnages d’intrigues secondaires, de nouveaux questionnements. Enfin, ce ne serait pas un problème si toutes ces intrigues étaient résolues, et si touts ces questionnements obtenaient une réponse. Mais des personnages secondaires apparaissent et disparaissent sans que l’on en sache plus sur eux ou leurs motivations. On s’interroge sur les origines réelles d’Asuna, sans obtenir de réponse explicite. L’avenir de ces dieux et de leur monde est un élément clef de l’intrigue, et il est finalement traduit pas des indications évasives. Quant aux devenir des personnages principaux, si on en a un aperçu dans l’ending, il m’a fait formuler de nouvelles questions qui n’auront jamais de réponses.

http://3.bp.blogspot.com/-DlRIz_kgknE/TuI-K7l7XcI/AAAAAAAABnU/RV1B3_eONP0/s640/Children.Who.Chase.Lost.Voices.from.Deep.Below.2011.720p.BluRay.x264.DTS-WiKi.mkv_20111203_141717.59.png
 http://www.otakustudy.com/wp-content/uploads/2011/11/Children-Who-Chase-Lost-Voices-from-Deep-Below-e1321539945176.jpg
 
Sans compter ces petits détours scénaristiques, ce film est un récit d’aventure initiatique très poétique. Les questionnements mis en avant sur l’avenir des dieux, du monde, de la société, des humains… peuvent s’appliquer à nos sociétés. C’est pourquoi, j’imagine, on veut nous aussi que ces jeunes héros aillent au bout de leur voyage, pour peut être y trouver une solution. Les visuels sont un véritable enchantement, et le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer entre les scènes d’actions et les doutes et espérances des personnages. Ma scène favorite, si vous avez l’occasion de voir le film, c’est quand Asuna et les autres font la course avec le soleil dans des ruines, pour échapper aux créatures qui naissent de l’ombre. D’ailleurs lorsqu’Asuna saute d’une ruine à l’autre, ça a un petit air de Makoto dans La traversée du temps (voir la couverture du DVD).

Lundi 5 décembre 2011

L’âge de glace : un Noël de mammouths réalisé par Karen Disher est un moyen métrage spécial de 26 minutes diffusé à la TV aux USA le 24 novembre 2011. C’est la première déclinaison de la franchise en moyen métrage. Il devrait être diffusé pendant les vacances de Noël sur TF1. On y verra notamment Pêche, la fille des mammouths Ellie et Manny, née dans le troisième opus de la saga.

http://viprasys.org/xfs/image/direct/8QiLzApCZH/footloose-ver2.jpg 
« Au milieu des préparatifs de Noël, Sid case accidentellement la décoration favorite de Mannny. Sid, convaincu par Manny qu’il est maintenant sur la liste des mauvais enfants du Père Noël, s’envole vers le Pôle Nord avec Crash, Eddie et Pêche pour afin de retourner sur la liste des enfants sages. Arrivé au Pôle Nord, Sid et sa bande détruisent accidentellement le travail du Père Noël. Quand Manny, Ellie et Diego, inquiets pour la sécurité de Pêche, arrivent au Pôle Nord, ils vont tous s’entraider et sauver Noël ».
 
http://moresay.com/wp-content/uploads/2011/11/ice-age-a-mammoth-christmas-special-fox-november-24th-01.jpg
Le moyen revisite le mythe de Noël version Age de glace. Les boulettes de Sid mènent à l’invention de traditions comme le sapin de Noël, le traineau et les rennes volants, les elfes… On note deux ou trois gags drôles parmi beaucoup d’éléments convenus et attendus. La grande nouveauté reste donc l’apparition de Pêche. A voir si vous êtes gagas de la saga uniquement.


Mardi 29 novembre 2011

L’apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra est un dessin animé sorti le 24 novembre 2010 au cinéma. Il s’agit de la reprise en long métrage de la série télévisée d’animation franco-belge du même nom. Les deux saisons de la série passaient dès 2006 dans l’émission Midi les Zouzous, sur France 5. Luc Vinciguerra et Alexandre Révérend, respectivement réalisateur et directeur d’écriture sur la série, reviennent sur ce film. Il s’agit en fait d’un prequel à la série.
 
« Le Père Noël ne veut pas prendre sa retraite, mais le règlement est formel : il doit se choisir un apprenti qui le remplacera. Sélectionné parmi des millions d’enfants, l’heureux élu devra s’appeler Nicolas, être orphelin et avoir le cœur pur.
De l’autre côté de la terre, un petit garçon répond parfaitement à ces critères, mais son manque de confiance en lui et son vertige en font un piètre candidat.
Le Père Noël acceptera-t-il l’idée de passer la main et d’aider son apprenti à prendre sa place ? »
 
http://media.zoom-cinema.fr/photos/12357/affiche-l-apprenti-pere-noel.jpg
L’affiche place directement dans l’ambiance graphique du film. Des bons vieux dessins qui prennent vie. Ici le trait est accentué par la coloration, qui fait très « crayon de couleur non unifié ». Du coup, c’est un véritable livre d’images de Noël que l’on s’attend à voir débarquer sur nos écrans. Mais un livre d’images pour les plus petits.
 
http://www.filmsfix.com/wp-content/uploads/2010/12/L-Apprenti-Pere-Noel-film-photo-08-580x325.jpg
http://www.momes.net/Cinema/images/apprenti-pere-noel/apprenti-pere-noel-4.jpg
http://img.over-blog.com/500x280/2/57/58/71/blog-7/blog-8/l-apprenti-pere-noel1.jpg
Détrompez-vous. J’étais séduite par le film au bout de 2m43. Des personnages au visage rond, des couleurs pastelles, un magasin de jouets spectaculaire, et deux orphelins pleins de rêves. Il a suffit de ça pour que je rentre dans le film. Le décalage dès le début du film est intéressant. Décalage de saison d’abord, Noël à Sydney, soit Noël en été. Décalage par rapport au cliché du Père Noël aussi, puisqu’il est ici plein de doutes, rechignant à prendre sa retraite. Et décalage scénaristique aussi, ici on ne devient pas Père Noël de père en fils. Au contraire, il faut être orphelin pour pouvoir prétendre à l’emploi !

http://static.cotecine.fr/tb/Photos/800x600/APPRENTI%20PERE%20NOEL%20PHOTO3.JPG
http://a6.idata.over-blog.com/500x280/2/57/58/71/blog-7/blog-8/l-apprenti-pere-noel5.jpg
http://files.offi.fr/evenement/39489/images/600/1289312967377.jpg
Le scénario est en fait un conte on ne peut plus classique. Un conte d’apprentissage, sans grandes scènes d’actions, sans effets spéciaux, sans super-vilain. Mais une petite histoire charmante, toute en émotions. On a même l’ourson de Nicolas dans le rôle du petit animal mignon. Cependant, à travers le meilleur ami de Nicolas, Félix, on retrouve un sujet plus profond : la misère sociale, l’éclatement des familles.
 
En résumé, c’est un film très mignon. Un conte de Noël pour enfants, qui plaira aussi aux grands et surtout, un superbe tableau d’1h20 !


<< Page précédente | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | Page suivante >>

Créer un podcast